Impact psychologique
Par rapport à d’autres pathologies, l’incontinence a
ceci de particulier qu’elle touche directement à l’intimité de la
personne.

Vécues comme une régression, les fuites urinaires provoquent un sentiment de honte et de culpabilité, lié à l’incapacité de contrôler son corps. S’en suit généralement une profonde perte de confiance en soi pouvant conduire au repli sur soi-même, voire au rejet social.
Avouer son incontinence, à ses proches ou aux soignants, demande un
effort sur soi considérable. La personne incontinente a donc vraiment
besoin de se sentir en sécurité, d’être entendue sans jamais être jugée.
Ceux qui lui viennent en aide, qu’ils soient issus du cercle familial ou du corps médical, doivent par conséquent trouver la juste mesure pour dédramatiser des situations souvent délicates. L’enjeu est d’apporter des informations utiles et des solutions palliatives efficaces, sans minimiser la souffrance.
Les efforts de communication restent à poursuivre pour lever le tabou,
même si en institution le temps est souvent compté et manque pour
multiplier les moments d’échanges avec les résidents/patients, leurs
familles et entre membres de l’équipe soignante. Doit aussi être
considérée l’importance de la formation continue du personnel,
tant au niveau de son savoir-faire que de son savoir-être. La prise en
charge de l’incontinence étant bien plus que le seul changement d’une
protection…